Florence Mugny | Le Dieu de l’impossible
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Le Dieu de l’impossible

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Le Dieu de l’impossible

« Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Jean 11, 40

Cette phrase est prononcée par le Christ juste avant la résurrection de Lazare. Il répond à Marie de Béthanie qui lui a fait comprendre l’évidence de la réalité : son frère est mort depuis quatre jours et il sent déjà. Tout espoir est donc perdu.

Nous sommes dans ce temps d’après Pâques, le Christ est ressuscité des morts. Croire à la résurrection c’est croire à l’impossible de Dieu, croire à l’impossible du retour à la vie de Lazare, croire à l’impossible de l’Annonciation faite à Marie. Croire envers et contre toute évidence.

Ici se situe la grande difficulté du croyant. Nous avons pourtant les exemples d’une multitude de croyants que nous côtoyons ou qui nous ont précédés. Ils ont cru envers et contre tout, ils ont mis leur foi dans le Christ, dans sa Parole agissante.

C’est un acte de foi que de ne pas se laisser envahir par la désespérance. Un retournement de notre esprit, une conversion radicale pour porter notre regard vers le Christ. C’est le refus de se laisser entraîner par la réalité visible qui conduit au désespoir et faire une confiance inouïe à celui qui peut tout si on lui laisse la place dans notre coeur et nos pensées.
Cela ne veut pas dire qu’il va ressusciter un proche défunt ou solutionner une situation inextricable, cependant la confiance en lui peut permettre une transfiguration de l’événement dans la manière de le vivre ou dans son dénouement.
Ce n’est pas magique, mais une attitude de décentrement de nous-mêmes, un déplacement de regard face à une situation dans un abandon au Tout-Autre, laisse la place à l’impossible de Dieu.

Et pour conclure ces mots de St Paul :

 « … Or voir ce qu’on espère n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment l’espérer encore ? » Romains 8, 24