Florence Mugny | Ecoute active, écoute sans jugement
Besoin d'être écouté dans une attitude d'accueil sans jugement, besoin de reconnaissance, aide spirituelle, aide authentique, l'écoute est primordiale dans l'accompagnement spirituel
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L’écoute

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L’écoute

L’écoute est un outil magistral dans les relations humaines.

Elle est une attitude d’accueil, sans jugement, sans attente, et offre à l’autre d’être reconnu dans ce qu’il est. Cette écoute peut-être active, par le biais de quelques reformulations ou des silences mais elle sera toujours sans conseils ni proposition de solution, car chacun a ses propres ressources en lui. Une aide authentique consiste à lui permettre de les découvrir et de se clarifier. Par ce travail d’écoute, la personne a l’espace de se dire en vérité et en profondeur et de déposer parfois un lourd fardeau.

Des nombreuses définitions de l’écoute, celle de Maurice BELLET lorsqu’il la compare avec l’hospitalité est particulièrement parlante :

« S’il fallait donner une figure sociale à l’écoute, la meilleure serait sans doute du côté de cette pratique antique, perdue voire impossible en notre monde : l’hospitalité. Ecouter c’est se faire l’hôte de l’hôte qui vient. L’hôte ne demande rien à celui qu’il reçoit, il n’a pas souci de l’enseigner, le conduire, lui faire avouer la vérité. Il parle ou se tait selon ce qui lui paraît le gré de l’autre. L’hospitalité est discrète. Elle se borne à donner au voyageur de quoi subsister en la halte nécessaire. L’écoute est l’hospitalité intérieure. »
BELLET Maurice, L’écoute, Paris, Ed. Desclée de Brouwer, 2012 (1989), p. 41.

Force est de constater que dans la vie de tous les jours, il est plutôt rare de se sentir écouté. Habituellement, lorsqu’une personne partage un souci, un chagrin, un problème, l’interlocuteur s’empresse de la rassurer, de lui trouver une solution ou de s’apitoyer sur son sort. Chacun connaît les formules « mon/ma pauvre, je te plains » qui agacent ou enfoncent. Même s’il est louable de vouloir aider son prochain, le fait de ne pas accueillir ce qu’il ressent lui donne l’impression de ne pas être compris, entendu. Rassurer l’autre, chercher des solutions, c’est surtout se rassurer soi-même et faire croire à l’autre qu’il n’a pas les ressources nécessaires pour s’en sortir ou surmonter ce qu’il a à vivre.

La peur sous-jacente réside dans le fait que nous craignons que si nous reflétons l’émotion de la personne, celle-ci va s’amplifier et la personne sombrer. Bien souvent c’est l’inverse qui se produit. Le fait d’être reconnue dans l’émotion qu’elle vit, elle pourra l’accueillir, se sentir comprise, voire soulagée. Par exemple lorsqu’un enfant se blesse et qu’il pleure, nous nous empressons généralement de lui dire que ce n’est pas grave et dans la majorité des cas cela ne va pas le calmer. En revanche si nous lui reflétons sa douleur, ou sa peur, cela lui permettra de l’intégrer puis de la dépasser, ainsi il va pouvoir rapidement passer à autre chose.

Pour le dire autrement, l’écoute et le reflet de l’émotion partagée seraient un accusé réception de ce que vit l’autre et lui apporteraient un soulagement.

Bien que nous ne puissions pas en faire une règle absolue, elle fait régulièrement ses preuves en ce qu’elle offre la possibilité d’aller plus loin. De surcroît la qualité de la relation établie entre l’écoutant et l’écouté favorise un sentiment de proximité, en cela l’écoute est un cadeau précieux que nous nous faisons l’un l’autre.

Par conséquent, l’écoute tient une place primordiale dans l’accompagnement spirituel.

Florence Mugny 078 632 26 17

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