Florence Mugny | La culpabilité est mortifère
La culpabilité, ronge, enferme, détruit. Distinguer culpabilité et responsabilité. Estime de soi et culpabilité. Culpabilité et fausse humilité, toute-puissance.
16619
single,single-post,postid-16619,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,transparent_content,qode-theme-ver-9.5,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12,vc_responsive
 

Culpabilité quand tu nous tiens

fichier_000-10

Culpabilité quand tu nous tiens

Poison délétère la culpabilité ronge, enferme, détruit. Généré par l’éducation familiale et/ou religieuse, ce sentiment humain s’installe dans l’enfance de manière pernicieuse. Il aura un impact plus ou moins important selon la sensibilité et l’estime de soi de la personne.

On peut dire que la culpabilité fait des ravages. Elle est malheureusement victime d’un amalgame ou d’une confusion avec la responsabilité, comme si le fait de ne pas se sentir coupable donnait l’autorisation de tout faire. Mais comment distinguer la responsabilité de la culpabilité?

La responsabilité reconnaît la faute ou l’erreur commise. Elle oriente vers une réparation ou une sanction adéquate qui permet de remettre le compteur à zéro ou vers une voie de l’acceptation du sentiment d’impuissance face à un évènement tragique.

La culpabilité donne un sentiment d’irrémédiable, auto-punition sans issue et sans absolution, comme une glue qui envahit le corps entier, elle est mortifère.

Il y a de petites et grandes culpabilités, de la parole blessante au fait d’avoir commis l’irréparable, le sentiment de ne pas avoir le droit de vivre et de se sentir coupable d’exister. Des vies brisées ou ratatinées, au rabais.

Pour les chrétiens, le pardon des péchés devrait être totalement libérateur. Force est de constater qu’il n’en est rien et que la doctrine du péché originel a enchaîné la chrétienté dans la culpabilité. C’est grâce à une nouvelle théologie qu’aujourd’hui une voie s’ouvre vers une plus juste compréhension de la notion de péché ou de faute. La culpabilité est une chaîne qui nous entrave, elle nous conduit à la désolation et à une forme de mort ou délabrement psychique, alors que le Christ est venu nous libérer pour que nous ayons la vie en abondance.

C’est comme s’il fallait se sentir coupable pour reconnaître une faute : responsable oui, coupable non. Lorsque nous nous sentons coupables nous nous jugeons nous-mêmes.

« … notre jugement définitif sur nous-mêmes nous interdit d’entrevoir que Dieu puisse porter un regard différent sur nous. » Lytta Basset.

Or Dieu seul connaît les coeurs et est seul juge :

« Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. » 1Jean 3, 20.

Lorsque nous nous culpabilisons, nous prenons la place de Dieu. Croyant nous faire petits, nous nous érigeons en juge et sous une forme déguisée de fausse humilité nous basculons dans la toute-puissance, trompeuse et destructrice pour nous-mêmes et pour les autres. Une attitude plus juste serait la conscience réaliste de notre imperfection et la confiance en Celui qui peut tout, si on veut bien lui laisser la place et ne pas vouloir agir uniquement avec nos propres forces. Chemin difficile :

« Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin. » écrit Søren Kierkegaard,

chemin de toute une vie.

Au lieu de s’enrouler sur soi en s’enfonçant dans la culpabilité, finalement avec une sorte de complaisance, l’effort pour en sortir serait de se tourner vers le Tout-Autre dans une vraie humilité. Oser quoi qu’il arrive se mettre sous Son regard d’une compassion infinie et se laisser aimer sans condition.

Florence Mugny 078 632 26 17

Si vous souhaitez être aidé(e) ou accompagné(e), je propose depuis plusieurs années un accompagnement humain. Un accueil de votre personne dans son entier, y compris sa dimension spirituelle, dans le profond respect de votre cheminement et de vos convictions.